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Fête internationale des travailleuses et des travailleurs
Campagne « Abolissons la pauvreté »
Escalade des moyens de pression dans les secteurs publics au Québec
Journée d'action européenne chez Québécor
Nouvelles publications
À l'agenda en avril et mai 2005
 

La chronique
Le Site du monde du travail

Vol. 8, no 3
28 avril 2005

Le cybermagazine des travailleurs et des travailleuses vous propose une revue des actualités nationales et internationales du monde du travail et du syndicalisme.
 

Rédaction et production
Signature Monique Fréchette

 

cubeFête internationale des travailleuses et des travailleurs

Pour souligner, cette année, la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) invite les syndicats à l'échelle planétaire à adhérer ensemble à l’appel de l’Action mondiale contre la pauvreté. La CISL et ses affiliés demandent que les promesses solennelles faites par les gouvernements aux Nations unies et dans d’autres assemblées soient d’urgence traduites en action.

La CISL mentionne que le monde ne peut plus se permettre d’ignorer le sort des centaines de millions de femmes et d’hommes vivant avec moins d’un dollar par jour. La création d’emplois décents pour toutes et tous n’a jamais été aussi importante à l’heure où les divisions entre les nantis et les démunis dans l’économie globale ne cessent de s’élargir. Un milliard de personnes sont sans travail, sous-employées ou se retrouvent dans les rangs de la main-d’œuvre pauvre et 60 pour cent de ces personnes sont des femmes. Dans cet appel à l’Action mondiale contre la pauvreté, la CISL demande l’allègement de la dette des pays les plus pauvres, une hausse significative de l’aide au développement, et la justice dans le système du commerce mondial.

Pour sa part, la Confédération mondiale du travail (CMT) constate que le déficit démocratique reste très important dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et le Fonds monétaire international (FMI). Selon Willy Thys, secrétaire général de la CMT, ces institutions, qui pilotent la mondialisation, continuent d'exiger des réformes urgentes.

« Toutefois, pour que la mondialisation change de cap, pour que la dimension sociale soit prise en considération, pour que les libertés syndicales soient garanties, pour que les droits du travail soient défendus et promus, il est nécessaire que le mouvement syndical, affaibli ces dernières années en raison des politiques néo-libérales, se renforce partout dans le monde », précise Willy Thys.

« À cet égard, mentionne le secrétaire général de la CMT, les négociations qui se déroulent actuellement entre la CISL et la CMT en vue de construire une nouvelle organisation syndicale mondiale à laquelle s'associeraient d'autres organisations indépendantes et démocratiques aujourd'hui sans affiliation syndicale internationale, constituent un signal d'espérance pour les travailleuses et les travailleurs du monde entier auxquels la CMT souhaite un premier mai de fêtes et de luttes. »



Au Québec

C'est sur le thème « Libérons-nous des projets néolibéraux » que les syndiqué-es du Québec célèbreront, le 1er mai 2005, la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs. Des rassemblements et des activités sont prévus dans plusieurs régions du Québec. Les syndicats invitent leurs membres à y participer en grand nombre.

À Montréal, un grand rassemblement se tiendra à 12 heures au 2001 McGill College (Face au bureau de Premier Ministre). Le rassemblement sera suivi d'une grande fête à compter de 15 heures qui aura lieu au Middley, 1170, rue Saint-Denis.


Un peu d'histoire

Le 1er mai 1886, 300 000 travailleuses et travailleurs lancent, à Chicago, un mouvement de grève pour obtenir la journée de travail de huit heures. Une répression policière sanglante s ’ensuit : des militants syndicaux sont arrêtés et condamnés à mort. Quatre d’entre eux sont pendus. Six ans plus tard, ils seront innocentés. Ces événements ont érigé en symbole la lutte et le sacrifice de ces quatre personnes pour l’amélioration des conditions de travail et de vie de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs. Au Québec, le 1er mai est célébré depuis 1972.

En 1935, le taux de chômage atteint un sommet inégalé au Canada. Les sans-emploi sillonnent le pays à dos de train pour trouver du travail. Le gouvernement met alors sur pied des camps de travail. Les sans-emploi répliquent et déclenchent, le 4 avril, une grève générale dans les camps. Ils organisent une marche vers Ottawa pour réclamer, entre autres, un programme d’assurance-chômage. La marche des sans-emploi sera réprimée dans le sang, à Régina, le 1er juillet 1935. Cette mobilisation, forte de l’appui des organisations ouvrières et de la population, mènera à la création du premier programme d’assurance-chômage du Canada, en 1940.

Cette année souligne le 70e anniversaire de cette lutte. Les syndicats invitent leurs membres à poursuivre la bataille pour des bonifications substantielles au régime, une caisse autonome d’assurance-emploi et le remboursement des surplus de 46 milliards de dollars pillés dans la caisse depuis 10 ans.


En France

« Pour un 1er mai combatif, construit dans les entreprises » est le mot d'ordre tansmis par la la Confédération générale du travail (CGT). Cette dernière propose de puissantes manifestations syndicales et unitaires. La CGT souhaite pour, une nouvelle fois, faire entendre les exigences revendicatives des salariés et leur solidarité avec tous ceux qui, en Europe et dans le monde, luttent aussi pour l’emploi, les salaires et les droits.

Des rassemblements et manifestations se préparent dans des dizaines de villes de France. Vous trouverez la liste sur le site Internet de l’UNSA.

À Paris, le cortège partira à 14h30 de la place de la République en direction de la Nation. Cgt, Unsa, Solidaires et Fsu appellent les salariés à manifester « ensemble, secteur public et privé, pour l’augmentation des salaires, la diminution du temps de travail, contre les déréglementations et le chômage. »


RAPPEL

Déclaration de l'OIT relative
aux principes et droits fondamentaux au travail

Adoptée en 1998, la Déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail est l'expression de l'engagement des gouvernements, des organisations d'employeurs et des organisations de travailleurs de promouvoir les valeurs humaines fondamentales - valeurs qui sont de première importance pour notre vie économique et sociale.

La Déclaration oblige les États Membres, qu'ils aient ou non ratifié les conventions correspondantes, à respecter et à promouvoir les principes et les droits, classés selon quatre catégories, à savoir :

    • la liberté d'association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective;

    • l'élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire;

    • l'abolition effective du travail des enfants;

    • l'élimination de la discrimination en matière d'emploi et de profession.

Extrait du site Web Travailler en liberté (OIT)




cubeCampagne « Abolissons la pauvreté »

À l'aube du 21e siècle, 1,2 milliard de personnes vivent dans la pauvreté la plus abjecte. Plus de 800 millions vont au lit le ventre creux et 30 000 meurent chaque jour de causes liées à la pauvreté. La campagne « Abolissons la pauvreté » fait partie d'un appel mondial de lutte contre la pauvreté auquel ont adhéré les fédérations internationales (Global Unions) et les syndicats affiliés à la Confédération internationale des syndicats libres (CISL). Les campagnes nationales se déroulent actuellement dans plus de 50 pays.

Dans le cadre d’une initiative mondiale qui a eu lieu le 1er avril 2005, des personnes se sont mobilisées devant les ambassades françaises, allemandes, japonaises et d’autres membres du G7, dans divers pays du monde, pour demander l’annulation de la dette des pays les plus pauvres.

Ces manifestants ont prié les ministres des Finances des 7 pays les plus riches du monde – Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis – de mettre à profit les réunions de printemps de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire International (du 16 au 17 avril) pour prendre des décisions historiques. Les manifestants anti-pauvreté ont fait appel aux membres du G7 pour qu’ils annulent complètement les dettes des pays pauvres et utilisent les réserves d’or du FMI pour compenser cette annulation.

La Journée d’Action Ambassades précédait les Journées Ruban Blanc de l’Action mondiale contre la pauvreté, au cours desquelles des centaines de milliers de personnes dans le monde entier rejoindront de gigantesques manifestations en juillet, septembre et décembre 2005, pour demander aux gouvernements d’honorer leurs promesses concernant la pauvreté. Les Journées Ruban Blanc coïncideront avec la rencontre du G8 en juillet, avec le Sommet des objectifs du Millénaire pour le développement +5 en septembre et avec la réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en décembre.

En France, la coalition française (dont la CFDT est membre) souligne la Journée internationale du bandeau blanc, le 1er juillet 2005, et appel à une grande mobilisation sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Une vidéo publicitaire-choc

Dans une vidéo publicitaire-choc lancé, le 31 mars dernier, l'auteure-compositeure-interprète Sarah McLachlan et d'autres célébrités internationales réclament des mesures concrètes pour régler le problème de la pauvreté dans le monde.

Un enfant décède toutes les trois secondes à cause de sa pauvreté extrême. Plus de 10 millions d'enfants meurent chaque année de faim et de maladies qu'on pourrait guérir.

La publicité vidéo met en vedette Sarah McLachlan accompagnée de plusieurs autres personnalités célèbres, dont Bono, Brad Pitt, Cameron Diaz, Jamie Foxx, Emma Thompson, Tom Hanks, Penelope Cruz, Liam Neeson et Bob Geldof.

Toutes les trois secondes, la publicité est interrompue par un claquement de doigts qui signale la mort d'un enfant, victime de la misère absolue. Chaque jour, la pauvreté tue 50 000 personnes dans le monde, dont 30 000 enfants.

Selon Gerry Barr, président-directeur général du Conseil canadien pour la coopération internationale, une des têtes dirigeantes au Canada de la campagne Abolissons la pauvreté, des millions de personnes verront cette « pub-clic » au cours des prochains mois et voudront adhérer à la campagne : « Notre responsabilité envers le reste de la planète n'est pas uniquement l'affaire des organismes de bienfaisance », explique-t-il. « C'est une question d'égalité et de justice. La diversité des personnes qui sont disposées à prêter leur voix à cette campagne montre bien que tout le monde a la responsabilité d'agir. »


cubeEscalade des moyens de pression dans les secteurs publics au Québec

Avec leur mobilisation sans précédent de ce printemps, les étudiantes et les étudiants des cégeps et des universités semblent avoir donné le coup d'envoi d'une escalade de moyens de pression et de grèves dans les secteurs publics au Québec.

En effet, face à la lenteur des négociations dans les secteurs publics et malgré un démenti de la part des négociateurs patronaux, le personnel du réseau de l'éducation a été le premier à initier, dans les dernières semaines, une série de moyens de pression. Les écoles primaires et secondaires, ainsi que les institutions collégiales, sont actuellement perturbées par une alternance de grèves sporadiques et rotatives de la part des enseignants, du personnel de soutien et du personnel professionnel. Les diverses actions des syndicats pourraient conduire à la grève générale, possiblement à l'automne, si les négociations ne connaissent pas de déblocage significatif d'ici là.

Rappelons que l'ensemble des syndicats des secteurs publics du Québec est présentement en processus de négociation de nouvelles conventions collectives qui sont échues depuis bientôt deux ans. Devant l'impasse des négociations, deux grands fronts communs se sont mis en place, soient ; le secrétariat intersyndical regroupant la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), et le front commun composé de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ).

Ces deux fronts ne sont toutefois pas hermétiques à la mise en commun des actions comme le démontre la grève de 24 heures du 25 avril 2005 suivie par l'ensemble des organisations syndicales présentes dans le secteur de l'enseignement collégial (FNEEQ-CSN, FAC, FEC-CSQ).

De leur côté, les professionnelles et les professionnels de la fonction publique, représentés par le SPGQ, ont déjà effectué deux demi-journées de grève. La prochaine demi-journée de grève est prévue pour le 5 mai.

Le SFPQ, qui représente les fonctionnaires et les ouvriers de l'État, effectue actuellement une tournée d'assemblées générales à travers la province pour obtenir un mandat de grève de 48 heures.

Le front commun CSN, FTQ a, pour sa part, lancé sa campagne d'actions par une journée de mobilisation le 26 avril dernier. Dans plusieurs régions du Québec, des milliers de tracts ont été distribués à la population. De nombreux groupes de travailleuses et de travailleurs ont organisé des manifestations à différents moments de la journée.

Les fédérations affiliés à la CSN ont aussi lancé une campagne sous le thème Les services publics J'y travaille !

Par ailleurs, les négociations du secteur de la santé sont systématiquement paralysées par l'application de la loi 30. Cette loi, adoptée en décembre 2003 et contestée par les organisations syndicales, recompose les unités d’accréditation dans les établissements du réseau de la santé et des services sociaux. Cette recomposition, qui force la fusion des accréditations syndicales dans la plupart des établissements, se fait par le biais d'une laborieux processus de votes d'allégeance. Cette campagne, qui se terminera à l'automne 2005, reconfigurera le portrait syndical du secteur de la santé et des services sociaux.

Le 14 avril dernier, la CSN et la FTQ ont demandé une révision judiciaire de la décision rendue par la Commission des relations du travail, le 23 mars 2005, concernant la validité constitutionnelle de la loi 30. La CSN et la FTQ avaient déjà entrepris des contestations de la constitutionnalité de la loi 30 en Cour supérieure, estimant que cette loi, qui force la fusion des accréditations syndicales dans le réseau de la santé et des services sociaux, selon une configuration imposée par le gouvernement de Jean Charest, brime le droit d'association garanti par les chartes canadienne et québécoise des droits et libertés.

Concernant les négociations des demandes salariales, la présidente du Conseil du trésor a soumis une proposition globale de 12,6 % sur six ans, qui inclue le règlement du dossier de l’équité salariale. Cette proposition prévoit des augmentations de salaire de l’ordre de 2 % pour chacune des années 2006, 2007 et 2008, les augmentations de salaire pour 2004, 2005 et 2009 reste à déterminer. Pour leur part, les syndicats demandent des augmentations salariales de 12,5 % sur trois ans et ont prévenu la présidente du Conseil du trésor qu’il n’est absolument pas question de lier ce dossier à celui de l’équité salariale.

En plus, des questions salariales, les partenariats public-privé (PPP), la privatisation des services publics, la charge de travail et la précarité des emplois sont au coeur des préoccupations les organisations syndicales dans le cadre de cette négocation.

Pour avoir tous les hyperliens, pour suivre les négociations et les actions syndicales au jour le jour, consultez notre page spéciale >>>




cubeJournée d'action européenne chez Quebecor

Une Journée d'Action Européenne pour dénoncer le comportement de Quebecor a été organisée par Uni-Europa Graphical (UNI-EG), le 16 mars dernier, dans différents pays dont la Belgique, la Finlande, la France et l'Espagne. Pour des raisons juridiques, les salariés du Royaume-Uni ont exprimé leur mécontentement les 19 et 20 mars.

Cette journée d'action faisait suite au refus de la mulitnationale Quebecor d'accéder à une demande légitime de convocation du Comité d'entreprise européen (CEE) pour discuter des pertes d'emploi au Royaume-Uni et en Suède. En décembre 2004, le groupe Quebecor World avait annoncé la perte de plus de 350 emplois à Corby (Royaume-Uni) au cours du premier trimestre 2005. En Suède, plus de 200 travailleurs ont perdu leur emploi à la fin de l'année 2004 lorsque la société a fermé son usine de Stockholm. Toujours en décembre 2004, Uni-Europa Graphical a publié une lettre de soutien à ses organisations demandant à la direction de Quebecor d'organiser une réunion extraordinaire du Comité d'Entreprise Européen (CEE). Cette demande était basée sur plusieurs problèmes constatés en Europe, dont le licenciement de centaines de salariés en Suède et au Royaume-Uni, le transfert de machines vers d'autres pays ainsi que sur des incertitudes économiques dues à des pertes de contrats et aux activités des entreprises concurrentes.

La demande d'UNI-EG n'a pas été satisfaite. Celle-ci déplore que les dirigeants du groupe aient une vision restrictive du rôle du CEE qui ne correspond ni aux préoccupations légitimes des salariés sur la situation actuelle ni à l'intérêt économique et financier futur de l'entreprise. Pour UNI-Europa Graphical, le droit des salariés à l'information et à la consultation au niveau européen a été bafoué.

Ces actions ont été menées de différentes manières, au regard de la culture syndicale de chacun et selon les spécificités de chaque pays. Dans plusieurs pays, des grèves de plusieurs heures ont eu lieu ; dans d'autres des assemblées générales de travailleurs ont été organisées ; enfin, des rencontres avec les directions locales étaient prévues.

Le 16 mars était également une journée importante pour les membres d'UNI des États-Unis, du Canada et de certains pays d'Amérique Latine qui ont mené une Journée Mondiale de Solidarité pour démontrer leur unité et leur soutien à la campagne Justice@Quebecor. Cette campagne a pour objectif de faire pression sur Quebecor pour que la société signe un accord mondial sur les droits des travailleurs et pour soutenir leurs camarades du syndicat GCIU (Graphic Communications International Union – États-Unis) pour qu'ils obtiennent le droit de s'organiser et de représenter les travailleurs des usines de Quebecor dans un certain nombre d'états américains dont le Mississippi, le Kentucky, le Tennessee, et Nevada.

Le groupe Quebecor World emploi 39 000 personnes dans 160 usines réparties dans 17 pays.






cubeNouvelles publications

boutonLe syndicaliste canadien, Jean-Claude Parrot, a procédé au lancement de son livre « Ma vie de syndicaliste », publié chez Les Éditions du Boréal. Jean-Claude Parrot raconte son histoire, mais en même temps celle de la formation d’une grande organisation syndicale. Il raconte également comment la démocratie syndicale s’est construite – comment les membres de la base ont pu s’imposer dans tout le mécanisme de prise de décisions. Ce livre nous permet de suivre la carrière de l’un des plus grands dirigeants syndicaux du Canada, de le voir engagé dans son combat pour donner une voix aux travailleurs et travailleuses. Dans ce combat, Parrot a souvent placé son engagement syndical avant sa vie privée, et il a préféré faire de la prison plutôt que de sacrifier ses principes.

boutonLa Confédération des syndicats nationaux (CSN) vient de mettre en ligne un nouveau document sous le titre « Amiante dans les bâtiments - Un guide pour agir ! » Ce guide vise à documenter le risque d’exposition à l’amiante dans les bâtiments, ainsi que les mesures préventives qui doivent être appliquées lors de travaux d’entretien ou de réfection sur des matériaux contenant de l’amiante. Il s’adresse aux syndicats et à leurs membres aux prises avec de l’amiante dans les bâtiments à l’intérieur desquels ils travaillent.

bouton Deux nouvelles études publiées par les Réseaux canadiens de recherche en politiques publiques (RCRPP) abordent le problème des travailleurs vulnérables. Dans « Travail atypique et vulnérabilité économique », Richard Chaykowski, de l’École des études en politiques publiques de l’Université Queen’s, examine la portée et l’importance exercées par le phénomène de la faible rémunération, les types de relations de travail auxquelles font face les travailleurs vulnérables et la mesure dans laquelle ces travailleurs ont accès aux avantages sociaux liés à l’emploi.

Dans son étude intitulée « Pour une meilleure protection des travailleurs vulnérables : des scénarios de politiques publiques », Guylaine Vallée, de l’École des relations industrielles de l’Université de Montréal, analyse certaines avenues ou plates-formes majeures qui permettraient d’améliorer l’accès des travailleurs vulnérables à des normes minimales d’emploi et aux avantages sociaux traditionnels.

boutonLa Centrale internationale des communications (UNI) a mis en ligne le dernier numéro de son bulletin d'information UNI eBulletin 03-2005 - mars 2005. Au sommaire : Renouvellement de l'accord mondial Telefónica; Aborder les multinationales en Chine; Appel syndical pour la démocratie au Népal; Demande de renouvellement de l'accord OTE; UNI soutient l'Action mondiale contre la pauvreté; Des conférences se penchent sur les normes du travail en Irak; et bien d'autres sujets.

bouton Dans le cadre de son dossier sur le débat des fins de carrière, la Confédération des Syndicats Chrétiens (CSC) de Belgique a mis en ligne une brochure d'information qui présente ses positions et son plan d'avenir. Illustrée avec des personnages fort sympathiques, cette brochure invite le lecteur à prendre connaissance des enjeux des fins de carrière dans le contexte élargi des pensions, de la prépension et de l’allongement du temps de travail en Belgique. La CSC a aussi mis en ligne une plaquette qui contient ses principales revendications concernant l'avenir des fins de carrière.

bouton« Absentéisme - Des solutions à bâtir ensemble » est le thème du dernier numéro du magazine Travail & Changement publié par le Réseau ANACT pour l'Amélioration des Conditions de Travail. Révélateur du fonctionnement de l’entreprise, de l’intérêt que lui portent les salariés mais aussi de l’état de santé global d’une population, l’absentéisme est devenu un problème de société. Plutôt que d’accabler les absents, il devient urgent d’identifier ce que révèle cette désaffection et de trouver les moyens adaptés à chaque situation.

boutonVient de paraître, le magazine Nouvelles CSQ de Mars / Avril 2005 de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

boutonLe Bureau technique syndical européen pour la santé et la sécurité (BTS) vient de publier « REACH au travail ». Dans cette brochure, le BTS a choisi de se concentrer sur les apports de la réforme législative REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals) en termes de santé et de sécurité pour les millions de travailleurs européens qui sont exposés quotidiennement aux substances chimiques sur les lieux de travail.

boutonVient de paraître le 3e numéro de la revue Regards sur le travail du Ministère du travail du Québec. Ce troisième numéro de la revue électronique du Ministère est consacré, pour bonne part, à la thématique de la productivité et aux liens que cette notion fondamentale entretient avec l’emploi.

Pour en savoir plus, consultez « Les nouvelles publications dans le monde du travail »



cubeÀ l'agenda en avril et mai 2005

bouton Le 31e Congrès mondial de la Fédération Internationale des Organisations de travailleurs de la Métallurgie (FIOM) se tiendra du 22 au 26 mai 2005 à Vienne, au Autriche, sous le mot d’ordre « Lutter pour les droits des travailleurs ». Le Congrès de la FIOM a lieu tous les quatre ans et sera, à cette occasion, organisé par l’affiliée autrichienne GMT. L’événement accueillera plus de 700 délégué-es représentant les 200 organisations affiliées à la FIOM.

bouton Du 9 au 14 mai 2005 aura lieu, au Palais de Congrès de Montréal, le 61e Congrès de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) sous le thème Ensemble c'est possible !

bouton La « Semaine pour la Qualité de vie au Travail » est organisée du 9 au 13 mai 2005 par le Réseau ANACT. Cette deuxième édition de la Semaine pour la Qualité de Vie au Travail vise à diffuser le plus largement possible les « bonnes pratiques » dans le domaine de l’amélioration des conditions de travail.

bouton La Journée internationale de l’infirmière se tiendra le 12 mai 2005 sur le thème « Les infirmières s’engagent pour la sécurité des patients : la lutte contre les médicaments de contrefaçon et de qualité inférieure »

bouton La Deuxième conférence nationale « Sweatfree Communities » aura lieu à Denver au Colorado du 6 au 8 mai prochain. Le réseau étatsunien Sweatfree Communities regroupe tout ce qui bouge aux États-Unis dans le domaine de la lutte contre les ateliers de misère (sweatshops). C'est une occasion unique de rencontrer d'autres organisations engagées dans cette lutte et de participer aux débats en cours.

bouton La journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail qui se tient le 28 avril 2005 a pour but de faire converger l'attention mondiale sur la promotion et la création d'une culture de sécurité et de santé au travail, et de faire reculer le nombre annuel de décès liés au travail. Cette année, comme les années précédentes, des événements tripartites auront lieu dans le monde entier.

Cette journée coïncide avec la Journée internationale de commémoration des personnes tuées ou blessées au travail. Consultez la salle de presse pour connaître les actions et les déclarations des syndicats.

bouton La Semaine mondiale d'action est une activité internationale organisée par la Campagne mondiale pour l'éducation, dont l'Internationale de l'Éducation (IE) est partenaire. Les actions mondiales qui auront lieu du 24 au 30 avril 2005 seront placées sous le thème: « Envoyez mon ami à l'école ».

bouton C’est sous le thème « En lien avec nos valeurs, agissons ensemble ! », que le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) a tenu son XXIe congrès, à Québec, du lundi 4 avril au samedi 9 avril dernier, en présence de plus de 700 congressistes.


Pour en savoir plus, consultez « L'agenda du monde du travail »


Pour suivre l'actualité syndicale au quotidien, consultez la Salle de presse
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