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Le sommaire

LES NATIONALES
- Réforme municipale : Les salariés inquiets
- Un clic pour l'AJIQ
- [Ils ont changé d'URL]

L'INTERNATIONALE
- Mobilisation pour une justice globale
- La CISL en congrès : Mondialisation en tête!
- Californie : Discrimination salariale basée sur la langue

LES LECTURES
- Ouvrage sur la qualité du travail
De choses et d'autres...
- Conclusion des négociations dans le secteur public
- Star Up, les bons conseils
- Le Magazine Eiro Observer de mars 2000
- Le Monde diplomatique d'avril 2000
- Le plus récent Nouvelles CEQ
- L’État du Maine bat les records
LES P'TITES VITES
- Les brèves

La Chronique de l'Itinérant électronique

Le Cybermagazine des travailleurs
Vol. 3, no 13, le 6 avril 2000

Vous êtes présentement dans une chronique archivée, cliquez ici pour vous rendre à la chronique la plus récente.

Le cybermagazine des travailleurs et des travailleuses vous propose une revue hebdomadaire des actualités nationales et internationales du monde du travail et du syndicalisme.

Rédaction et production
Monique Fréchette
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Les nationales
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  • Réforme municipale : Les salariés inquiets
  • Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qualifie de "déclaration de guerre" le projet de la ministre des Affaires municipales Louise Harel d'apporter des modifications au Code du travail pour favoriser les regroupements municipaux.

    "La ministre veut un beau conflit et elle l'aura. Elle crée toutes les conditions pour en arriver là", a déclaré le président du SCFP-Québec, Claude Généreux après avoir pris connaissance d'un article publié samedi à la une du quotidien de The Gazette faisant état des démarches de Mme Harel. Ces modifications, dont on ne connaît pas la teneur, mais qui seront proposées sous peu aux syndicats et aux élus municipaux, surviennent alors que la ministre de l'Emploi, Diane Lemieux, prépare une refonte du Code du travail. Les deux ministres se concertent sur les sections du Code touchant le monde municipal.

    Prononçant samedi matin le discours d'ouverture à un colloque portant sur le regroupement de cinq municipalités de la Rive-Sud tenu à Saint-Jean-sur-Richelieu, la ministre en aurait appelé à l'ouverture des syndicats. "Il faut aménager un dispositif qui favorise le règlement des différentes conventions collectives qui peuvent se superposer", a-t-elle déclaré.

    Un des principaux obstacles à la fusion des services ou des municipalités est l'harmonisation de ces conventions collectives, différentes d'une municipalité à l'autre. Les élus craignent que les meilleures conventions soient appliquées, ce qui se traduirait par des coûts additionnels.

    Claude Généreux estime que les propos de Mme Harel constituent "un bonbon afin d'inciter les municipalités à fusionner". Le SCFP, qui représente 80 pour cent des quelque 35 000 employés cols bleus et cols blancs du monde municipal, craint également que ces propositions ouvrent la voie à du maraudage et reconfigurent l'appartenance syndicale. De telles tentatives de maraudage dans le cadre de fusions ont déjà eu lieu par le passé, notamment dans le milieu hospitalier, observe M. Généreux. Il ne veut surtout pas que la fusion de municipalités aboutisse à une guerre entre syndicats afin de représenter les travailleurs regroupés sous un seul employeur.

    Les craintes de M. Généreux s'ajoutent à celles des travailleurs quant à un assouplissement de l'article 45 du Code du travail, ouvrant la voie à la sous-traitance. Là-dessus, la ministre Harel a indiqué que sa démarche était "parallèle à la grande réforme du Code du travail" et qu'il ne fallait pas mêler les deux. "Ce dont je parle, c'est une façon de faire qui, dans le cadre des lois municipales, favorise des solutions pour inciter au regroupement de services et de municipalités", a-t-elle réitéré.



  • Un clic pour l'AJIQ
  • L'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ), affiliée à la Fédération nationale des communications de la CSN, est en lutte contre les éditeurs du Québec pour faire reconnaître les droits d'auteur des journalistes pigistes. Ces derniers, faut-il le rappeler, ne sont pas salariés au sens du Code du travail, donc ils ne sont pas syndiqués. Ce qui ne les empêche pas de construire graduellement leur solidarité autour d'actions collectives.

    Depuis 1996, l'AJIQ mène une campagne pour protéger les droits d'auteurs de ses membres. Le 21 juin 1999, l'AJIQ a intenté un recours collectif à la Cour supérieure du district de Montréal, au montant de trente millions de dollars, contre quatorze quotidiens et périodiques québécois, ainsi que contre l'éditeur de cédéroms CEDROM-SNI, Depuis le début des années 90, ces journaux et magazines vendent les textes des journalistes pigistes, sans leur autorisation, à CEDROM-SNI, qui les reproduit et les vend à son tour sur support électronique, c'est-à-dire sur son cédérom Actualité Québec et dans une base de données accessible sur le site web Eureka. L'AJIQ a répertorié 15 000 de ces articles vendus à CEDROM-SNI sans l'autorisation des journalistes pigistes, et sans qu'ils ne touchent de redevances pour ces reproductions, ce qui contrevient à la Loi canadienne sur le droit d'auteur.

    En février dernier, l'AJIQ dénonçait une campagne d'intimidation auprès des journalistes pigistes. Une dizaine d'entreprises de presse québécoises soumettaient alors à leurs collaborateurs une entente par laquelle elles s'appropriaient tous leurs droits d'auteur, mondiaux et à vie, sans leur verser un cent de plus pour leurs articles. Selon les déclarations de l'AJIQ, sous des menaces à peine voilées, ces éditeurs de journaux et de magazines auraient fait comprendre à leurs collaborateurs que, s'ils ne cédaient pas leurs droits en totalité, ils se passeraient de leur service.

    Le 27 mars, au Sommet de la pige, 108 pigistes et 5 étudiants en journalisme ont adopté à l'unanimité deux pétitions pour la reconnaissance du droit d'auteur des journalistes pigistes. L'AJIQ s'est engagée à rendre ces pétitions publiques à la condition d'obtenir au minimum 150 signatures pour la première pétition ainsi qu'une représentation significative des pigistes de chaque médias québécois.

    Dans une première étape, l'AJIQ fait donc signer deux pétitions,qui seront rendues publiques le 3 mai, Journée internationale de la liberté de presse: Une première pétition parmi les journalistes pigistes, qui servira, selon ses initiateurs, à clouer le bec aux procureurs des éditeurs qui prétendent que ceux-ci n'appuient pas l'AJIQ dans sa requête en recours collectif contre eux. Aussi, une deuxième pétition d'appui parmi le grand public, que vous êtes invités à signer en ligne. Si vous êtes en mesure de faire signer cette pétition dans votre milieu de travail, une version en format .PDF est disponible sur la même page pour téléchargement, impression et affichage.

    Essentiellement, le manifeste qui accompagne la pétition déclare que le droit d'auteur appartient à son auteur. Qu'il est scandaleux et contraire à l'éthique journalistique qu'un éditeur oblige, sous la contrainte, un journaliste à céder ses droits sur ses articles. Les signataires croient que les nouvelles technologies de l'information, incluant Internet et les cédéroms, sont vouées à prendre une importance économique accrue dans les années à venir, et croient par conséquent logique que les auteurs puissent obtenir leur part. Ils sont d'avis que les éditeurs doivent reconnaître concrètement l'apport des pigistes à ces nouvelles technologies. Le partage des revenus générés par l'exploitation des textes doit s'adapter à l'évolution du marché, et non pas être décidé unilatéralement par les éditeurs, pour les décennies à venir. Finalement, les signataires appuient l'AJIQ dans les démarches qu'elle a entreprises pour obtenir des éditeurs le respect des droits d'auteur de tous les pigistes et nous reconnaissons l'AJIQ comme seul interlocuteur valable pour négocier au nom des pigistes québécois.



    Exclamations

    Ils ont changé d'URL


    À noter que quelques organisations syndicales québécoises ont changé l'adresse de leur site Web récemment :

    AFPC - Alliance de la fonction publique du Canada - section Québec - http://www.psac.com/quebec/

    ATTAQ - Association des travailleurs et travailleuses autonomes du Québec - http://attaq.iquebec.com

    FISA - Fédération indépendante des syndicats affiliés - http://www.fisa.qc.ca/fisa.html

    Forum Intersyndical
    - http://www.forum-intersyndical.qc.ca



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    L'internationale
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  • Mobilisation pour une justice globale
  • Encore une fois, les organisations internationales et locales se mobilisent pour manifester leur volonté de voir naître une mondialisation juste et équitable. Les 16 et 17 avril, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale se réunissent à Washington DC aux États-Unis. Une grande manifestation pacifique soutenue par des centaines d'organisations dont les grandes centrales syndicales AFL-CIO et United Steelworkers of America aura lieu le 16 avril prochain à Washington. Le site "Mondialization for Global Justice" a été mis en place pour coordonner les nombreux activités qui entoureront l'événement.

    Fondés en 1944 et logés à Washington, la Banque mondiale et le FMI sont les architectes de l'économie globale. Les politiques qu'elles imposent aux pays endettés supportent les grandes corporations aux dépens des personnes et de l'environnement. L'organisation mondiale du commerce (OMC) impose et augmente la puissance que les sociétés ont gagnées au détriment des pays en voie de développement. Plus récemment la Banque mondiale et le FMI imposent ces règles aux pays riches.

    Le 16 avril 2000, les ministres des finances et les banquiers centraux d'environ 25 pays, un véritable conseil d'administration de l'économie globale, viennent à Washington, DC. D'autre part, des manifestants de partout dans le monde, anti-FMI et anti-Banque mondiale, seront là pour les rencontrer!

    Fort de la récente expérience de Seattle, les organisations préparent des caravanes aux États-Unis et au Canada qui permettront aux personnes intéressées de se rendre à Washington.

    Au cours du mois d'avril de nombreuses activités d'éducation populaire sont organisées à travers les États-Unis par les organisations de défenses des droits humains pour sensibiliser les populations à l'importance d'une mondialisation qui tient compte d'une répartition équitable de la richesse et du respect de l'environnement. Vous pouvez prendre connaissance des diverses activités via le calendrier.

    En février 2000, Campaign for Labor Rights (CLR) a mis en ligne, le contenu d'une brochure d'information concernant les enjeux de la mondialisation. Les auteurs Trim Bissell et Robert Weissman, deux activistes américains très connus du milieu syndical, proposent plusieurs textes brefs exposant les raisons pour lesquelles la Banque mondiale et le FMI sont les acteurs qui dominent l'économie mondiale et maintiennent les pays pauvres sous le pouvoir des grandes corporations. Vous pouvez vous procurer des exemplaires de la brochure (à prix très très modique) par téléphone ou par e-mail.

    Pourquoi manifester?

    Depuis deux décennies, le FMI et la Banque mondiale sont les établissements qui, contrôlés par une poignée de pays riches, ont joué un rôle décisif en déterminant les politiques économiques et sociales des pays pauvres. Lorsque les pays du sud (et maintenant du nord) ne peuvent pas payer leurs dettes extérieures, la Banque mondiale et le FMI fournissent le nouveau crédit. Mais elles y joignent des conditions : Les pays emprunteurs doivent changer leurs politiques pour s'adapter à l'idéologie du FMI et pour rendre leur économie plus attrayante aux investisseurs étrangers. Les politiques imposées par le FMI et la Banque mondiale, souvent désignées sous le nom "d'ajustement structurel" incluent de réduire les dépenses du gouvernement, de retirer les impôts sur les exportations et les importations, éliminer les barrières à la propriété et au rapatriement des bénéfices étrangers, la privatisation des services publics et des taux d'intérêt élevés. Tous les prêts du FMI, et la majeure partie des prêts de la Banque mondiale, sont attachés à ces politiques (les autres crédits bancaires sont pour des projets de " développement " tels que des grands barrages hydroélectriques, des routes, des usines de charbon, etc...)

    Les ajustements structurels ont anéanti le pouvoir économique de tout le sud de la planète. Par exemple au Mozambique, les ouvriers transformaient les arachides cultivées dans leur propre pays. Pour protéger l'industrie de transformation, le gouvernement a mis un impôt sur l'exportation des arachides crues et non-traitées. Dans le but de retirer les entraves aux échanges commerciaux, la Banque mondiale et le FMI ont exigé que la taxe à l'exportation soit retirée. En conséquence, le traitement des arachides a dévié vers l'Inde où des enfants travaillant à la maison exécutent le travail. Au Mozambique, 10 000 adultes (la plupart du temps de femmes) ont perdu leur travail dans les usines.

    En Haïti, la Banque mondiale et le FMI ont empêché le gouvernement d'augmenter le salaire minimum et ont exigé la privatisation des sociétés d'État qui produisaient des revenus essentiels pour des services désespérément nécessaires. Le FMI a insisté sur le fait qu'Haïti devrait couper les services gouvernementaux de moitié, malgré un manque national de professeurs et travailleurs de la santé, une espérance de vie de 49 ans pour les hommes et de 53 ans pour les femmes, l'éducation à 45% et la mortalité infantile frôlant les 10%.

    La dette épuise beaucoup de pays africains, latino-américains et asiatiques. Les montants versés sur les intérêts ne peuvent pas être utilisés pour les cliniques, l'eau propre ou d'autres besoins primaires. L'an passé, le Tiers Monde a remboursé 250 milliards de dollars alors qu'il ne recevait en aide publique au développement que 32 milliards! La dette des pays en développement s'élève aujourd'hui à près de 2500 milliards de dollars, 4 fois plus qu'au début des années 80.

    Dans un reportage disponible sur le site d'ATTAC, Éric Toussaint, président du Comité pour la dette du Tiers-Monde précise «Le CADTM propose avec toute une série de mouvements sociaux du Sud, et puis toutes une série de chercheurs, d'intellectuels, de tirer un trait sur la dette extérieure publique des pays du Tiers-Monde. Elle a été remboursée plusieurs fois, elle est un mécanisme de transfert de richesses du Sud vers le Nord. Le montant total de cette dette ne représente pas plus de 10 % du montant total des dettes mondiales. Donc une annulation se justifie du point de vue éthique, du point de vue moral.»

    Actuellement, un mouvement mondial appelé le "Jubilé 2000" réclame l'annulation de la dette de pays méridionaux. En juin 1999 à Cologne, les 7 pays les plus industrialisés au monde annoncent qu'ils vont alléger de plus de 70 milliards de dollars la dette d'une quarantaine de pays pauvres lourdement endettés. 70 milliards, c'est 3 % du total de la dette extérieure des pays du Sud. Pour les organisateurs de la campagne "Jubilé 2000" l'effort des pays riches est trop modeste.

    La Banque mondiale et le FMI ont fait une faible ouverture à cette idée et l'ont accompagné de conditions extrêmement sévères sur les réformes structurelles des pays. (Voir aussi le document du FMI "Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance", décembre 1999). D'ailleurs, l’Union Européenne a fait savoir qu'elle ne consentira probablement pas à une suppression générale de la dette africaine. C’est en tout cas ce qui ressort du rapport final du dernier sommet Afrique-Europe qui s’est tenu au Caire les 3 et 4 avril.

    Présentement en congrès à Durham (voir article ci-dessous) la Confédération des syndicats libres (CISL) fait partie des acteurs qui mènent actuellement une campagne pour obtenir l’annulation de la dette, qui est certainement une partie de la solution. Prenant en exemple le continent africain, Bill Jordan secrétaire général de la CISL, faisait remarqué dans son discours d'inauguration «un transfert massif de ressources vers ce continent est également nécessaire. Une chose est sûre cependant : qu’il s’agisse de l’annulation de la dette ou de l’aide au développement, nous ne pouvons accepter l’actuelle approche erratique, la politique du coup par coup. Un engagement majeur, à long terme et permanent du monde développé est indispensable pour rembourser et reconstruire un continent exploité pendant plus d’un siècle.» Bill Jordan ajoute «La CISL fera campagne pour cet engagement mais nous lancerons un avertissement à ceux qui ont été à la base de tant d’initiatives désastreuses sur ce continent. Nous leurs dirons que leurs ressources, leurs programmes et même leurs engagements ne fonctionneront pas tant qu’ils n’y associeront pas les seules personnes qui peuvent reconstruire ce continent ou un autre : les travailleurs et leurs représentants.»

    Conjointement avec la Commission syndicale consultative auprès de l'OCDE (CSC) et les Secrétariats professionnels internationaux (SPI), la CISL présentera à la rencontre du 16 et 17 avril son document d'orientation. Notamment, les organisations syndicales déclarent «qu'en raison du caractère fragile et inégal de la croissance actuelle, la communauté internationale devrait rester vigilante afin d'empêcher une résurgence des bouleversements économiques et monétaires qui affectèrent plusieurs pays entre 1997 et 1999. Aucune action n'a été entreprise à ce jour pour s'attaquer aux problèmes structurels très profonds ayant entraîné la crise de 1997-99, ce qui rend le risque d'apparition d'une nouvelle crise d'autant plus grand. C'est pourquoi la présente déclaration plaide avec force pour la mise en oeuvre d'un vaste programme de mesures permettant de doter l'économie mondiale d'une base stable afin de réaliser une croissance durable sur le long terme et un développement fondé sur la justice et l'égalité.»

    En conclusion, la CISL, la TUAC et les SPI encouragent le FMI et la Banque mondiale à profiter de l'occasion des rencontres d'avril 2000 pour répondre aux préoccupations des populations du monde entier et démontrer leur capacité à accomplir de nouveaux progrès significatifs en ce qui concerne l'allégement de la dette, la réduction de la pauvreté, la prise de conscience à l'égard des questions de justice et d'égalité entre hommes et femmes, la réglementation des marchés financiers, et le respect des normes du travail fondamentales.



  • La CISL en congrès : Mondialisation en tête!
  • La Confédération internationale des syndicats libres (CISL), première organisation syndicale mondiale, réunie pour son 17ième Congrès à Durban en Afrique du Sud, a réclamé mardi plus de justice sociale dans une nouvelle démonstration de méfiance face à la mondialisation de l'économie. La CISL, qui représente 125 millions de travailleurs à travers le monde, a ouvert son Congrès lundi et doit le clôturer vendredi.

    Bill Jordan, secrétaire général de la CISL, a inauguré le congrès en ces termes : «L’histoire incroyable de notre mouvement nous a appris que ce sont nos défis les plus difficiles qui ont abouti à nos plus grands achèvements. Pour nous syndicalistes, le mouvement syndical, le défi du 21e siècle sera d’affirmer notre force politique et industrielle à l’ère de la mondialisation. Notre force organisée doit être utilisée aux mêmes fins que celles qui ont poussé à l’origine les travailleuses et travailleurs à créer initialement des syndicats, c’est-à-dire la volonté d’ancrer dans la société les valeurs immortelles d’une justice sociale qui soit égale pour tous.»

    «Le droit universel aux soins de santé, à l’éducation, à une retraite, à la sécurité sociale, notamment à l’assurance-chômage. Voilà le filet de sécurité sociale de l’ère de la mondialisation pour lequel notre mouvement doit se battre au 21e siècle. Son obtention représenterait la contribution la plus importante dans l’effort à faire pour réduire le fossé inacceptable d’inégalité qui sépare le monde développé du monde en développement.» a précisé le secrétaire général de la grande organisation mondiale.

    D'autre part, les 1 200 délégués au 17ème Congrès de la CISL ont applaudi le directeur général du Bureau international du travail (BIT), le chilien Juan Somavia, lorsqu'il a souhaité que la mondialisation se mette au service des hommes. «La mondialisation doit s'adapter aux besoins des populations et non l'inverse, a-t-il déclaré, sinon elle ne pourra pas survivre». «Certains aspects de la mondialisation sont irréversibles, comme ceux liés aux technologies de l'information. (...) Mais les politiques financières, économiques ou de développement, sont modelées par des décideurs politiques et peuvent être changées», a ajouté M. Somavia.

    Le président du syndicat américain AFL-CIO, John Sweeney, a invité le congrès à poursuivre l'action engagée à Seattle: "Nous devons faire monter la pression", a-t-il affirmé. Et il a appelé les syndicats à la cohésion notamment entre ceux des pays industrialisés et ceux des pays en voie de développement, les exhortant à trouver "un dénominateur commun".

    La CISL demande notamment la création d'un groupe de travail entre l'OIT et l'OMC, par lequel les contrevenants aux normes sociales fondamentales du travail (liberté de se syndiquer, de négocier, abolition du travail forcé et du travail des enfants, non discrimination à l'emploi) seraient dénoncés devant l'OIT, puis éventuellement sanctionnés par l'OMC.

    Cette position met les syndicats des pays en voie de développement en porte-à-faux par rapport à leurs gouvernements, notamment au Brésil, en Malaisie, ou aux Philippines, qui accusent les pays industrialisés de "protectionnisme". À ces accusations, la CISL répond qu'elle souhaite que les marchés occidentaux s'ouvrent aux exportations des pays en voie de développement.

    En Inde et à Singapour, les syndicats eux-mêmes expriment des réticences sur la clause sociale. Mercy Ravi (INTUC, Inde) a ainsi demandé à la CISL de faire "attention" quand elle prône des sanctions pour le non respect des normes du travail, parce que "cela conduit les enfants à trouver du travail dans des conditions encore plus mauvaises, et certains se prostituent pour survivre".

    Des syndicats de pays industrialisés, notamment européens, ont de leur côté invité la CISL à se réformer. Le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), Emilio Gabaglio, a pointé "l'inadéquation" de ses structures, les "limites de ses politiques contractuelles", et souhaité qu'elle s'élargisse à d'autres organisations comme la Confédération mondiale du travail (CMT).

    La CGIL (Italie) a souhaité que les secrétariats professionnels rejoignent la CISL, et prôné un "dialogue" avec les Organisations non gouvernementales. "Il faut que nous puissions négocier au même niveau que les multinationales", a suggéré Dieter Schulte (DGB, Allemagne).

    «Il faut agir tout de suite pour que les jeunes ne soient pas exclus du monde du travail ou du monde syndical.» C’est le message contenu dans un rapport présenté à l’occasion de l’ouverture du Congrès. « Au cours du Congrès, les jeunes syndicalistes veilleront à ce que le mouvement syndical international prenne pleinement conscience de la nécessité d’exploiter au mieux l’énergie et l’enthousiasme des jeunes. Si des millions de jeunes restent en dehors du monde du travail et du mouvement syndical, ils formeront une génération perdue de travailleurs et ce sera une énergie perdue pour le mouvement syndical », a déclaré Marieke Koning, la responsable de la jeunesse à la CISL.



  • Californie : Discrimination salariale basée sur la langue
  • Dans un article paru chez Labor Net le 30 mars dernier, le journaliste David Bacon nous raconte la situation des travailleurs hispanophones de la télévision californienne KFTV Channel 21. Le canal espagnol KFTV, situé à Fresno en Californie appartient à Univision, un empire énorme de médias possédé par un groupe d'investisseurs les plus riches du Mexique. Toutefois, les politiques salariales de la station de télévision californienne ne réflèteraient pas les moyens financiers de ses propriétaires.

    Dans les faits, David Bacon rapporte que les travailleurs hispanophones sont sous-payés par rapport à leurs homologues anglophones. Un emploi aux services des nouvelles de la chaîne anglaise pourra payer jusqu'à 80 000 $ par année alors que son équivalent espagnol gagnera à peine le tiers de ce montant. Martin Castellano, un contrôleur principal du canal hispanophone, possède 10 ans d'expérience et gagne 21 500 $ par année, alors qu'à d'autres stations locales ils font 30 000 $ et plus. La journaliste Reina Cardenas a déclaré qu'elle considérait qu'elle était victime de discrimination parce qu'elle parle l'espagnol et qu'elle dessert la clientèle "fastest-growing" de la chaîne de télévision.

    Dans d'autres secteurs d'activités les salariés qui savent parler l'espagnol bénéficient de primes additionnelles. C'est le cas notamment dans le domaine de l'enseignement. À l'inverse, les travailleurs hispanophones de la chaîne Univision reçoivent une pénalité salariale pour parler l'espagnol.

    David Bacon, nous rappelle que pendant un siècle, jusqu'aux mouvements des droits civiques des années 60, les ouvriers mexicains dans les mines, les chemins de fer et les usines ont été payés un salaire qui était inférieur à leurs homologues blancs effectuant le même travail. D'ailleurs, les salaires mexicains ont causé un soulèvement armé dans la petite ville de Sonoran de Cananea en 1906, dans une bataille célèbre qui a amorcé la révolution mexicaine.

    Les travailleurs californiens du Channel 21, membres de la CWA, tentent présentement de négocier une nouvelle entente de travail avec Univision. La lenteur des négociations a convaincu quelques militants de débuter une grève de la faim qui demeure actuellement sans succès malgré les pressions qu'ils ont effectuées auprès des autorités californiennes. Après six semaines de grève de la faim, les travailleurs hispanophones font toujours face à l'indifférence de la compagnie Univision.

    Voir aussi le dossier disponible chez NABET-CWA



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    Lectures
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    Hors d'ordre - Freelance en folie!


    C'est fou ce que l'Internet peut produire comme confusion. D'un e-mail à l'autre, certains en reçoivent qui rivalisent d'incongruité.

    Comme vous le savez probablement déjà, l'organisation des Freelance Europe s'adresse tout d'abord aux travailleurs autonomes et/ou start ups européens. Fidèle à son rendez-vous hebdomadaire, cette organisation, on ne peut plus sérieuse, nous fait bénéficier via la Cybergazette de précieuses informations d'actualités et de conseils parfois teintés d'un brin d'humour, histoire de détendre l'atmosphère.

    D'ailleurs, les Freelances ne sont pas avares de leur contenu et nous font part des courriels intéressants qui a marqué la semaine. Dans leur dernière Cybergazette, ils nous offrent quelques perles reçues dans leurs communications qui démontrent les dérapages cocasses de l'Internet. Je n'ai pu résister à l'envie de vous retranscrire deux d'entre-elles :

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    Gloup! gloup! gloup!

    « Je suis actuellement à la recherche d'un modèle de maillot de bain remarqué sur le calendrier 2000 du journal MAX. Je voudrais savoir si ce modèle provient de chez vous et si oui où je peux le trouver; (il s'agit du maillot porté par le mannequin du mois de janvier). » Claude M.

    Réponse : «Merci de votre question qui nous interpelle par-dessus toutes nos formes. Nous n'avons pas encore publié de modèles de maillots de bains "Freelance", bien que nos adhérents soient des spécialistes de la nage entre deux eaux. Nous envisageons plutôt de les doter d'un scaphandre pour répondre aux demandes de plus en plus fréquentes de sauvetage des épaves en eaux profondes, mais la question technique du mélange gazeux adapté à nos professions nous bloque : faut-il de l'oxygène bancaire, de l'azote non imposable ou de l'hélium capital-risqueur? Une réponse adéquate sera prochainement publiée sur la plage tropicale du village (réservé aux adhérents).»

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    Non, ce n'est pas le pied!

    «Allo, ici Arthur Andersen, nous développons une nouvelle méthode logistique pour l'approvisionnement des chaînes de magasin, et nous aimerions en discuter avec vous. Quand êtes-vous libre? – Chaîne de magasins? de quels magasins? - Eh bien! de magasins comme les vôtres, des magasins de chaussures. - ... - Les chaussures "Freelance", c'est bien chez vous? - Ben... c't-à-dire... on essaie tous de trouver chaussures à nos pieds, mais quand à vendre des freelances en chaîne, c'est pas chez nous, voyez plutôt une agence commerciale... - Ils ont des magasins, avec des besoins logistiques ? - Oh oui, dans le monde entier, avec des freelances en vitrine, et puis des vendeurs super, ils viennent même d'en embaucher un de chez IBM... Bonne chasse!»

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    N'est-ce pas qu'ils ont la réplique humoristique, ces freelances?



  • Ouvrage sur la qualité du travail
  • Pendant les années 90, les Canadiens se sont montrés fort préoccupés par des questions comme le chômage, le sous-emploi et le suremploi, les conflits entre les responsabilités professionnelles et familiales, les inégalités en milieu de travail, la possibilité de prendre sa retraite dans la dignité et la situation de l’emploi chez les jeunes. Par ailleurs, les Canadiens ont indiqué qu’ils attendaient davantage de leur vie professionnelle – non seulement la sécurité économique et un niveau de vie acceptable mais aussi la possibilité de s’épanouir personnellement et d’éprouver la satisfaction qui accompagne le sentiment d’avoir fait une contribution à la société.

    Dans l’ouvrage "The Quality of Work: A People-Centred Agenda", le directeur du Réseau de la main-d’œuvre des RCRPP, Graham Lowe, soutient que les débats au sujet de l’avenir du monde du travail ont été trop axés sur la quantité d’emplois disponibles. À son avis, la création d’emplois est sans doute importante, mais il faut aussi songer sérieusement à la qualité des emplois que l’on parvient à créer.

    Dans les faits, l’auteur, qui est aussi professeur de sociologie à l’Université de l’Alberta, soutient qu’un programme axé sur la qualité du travail est essentiel si nous voulons assurer le maintien de la vitalité du Canada, tant sur le plan économique que social. En se fondant sur une analyse empirique des tendances de l’emploi et des mutations en milieu de travail et en considérant ce que l’on peut faire à leur sujet, Lowe soutient qu’une qualité élevée du travail représente une base commune qui répond, d’une part, aux préoccupations des employeurs concernant la productivité et, d’autre part, aux aspirations des travailleurs qui sont à la recherche d’emplois offrant plus de défi et de substance.

    L’ouvrage The Quality of Work: A People-Centred Agenda est publié par les Oxford University Press.



  • De choses et d'autres...
  • Comme je le mentionne précédemment, le Forum Intersyndical du Québec a maintenant son nom de domaine. Vous retrouverez le contenu du site "relooké" à http://www.forum-intersyndical.qc.ca. D'ailleurs, je vous suggère la lecture de l'analyse de Ronald Cameron concernant la conclusion des négociations dans le secteur public. L'auteur fait un survol des grands enjeux et des mécaniques qui ont conduit cette négociation dont le réglement avant les fêtes de Noël 1999 peut être qualifié de demi-victoire pour les syndicats et leurs membres.

  • Si, jadis sur le Net, vous aviez quelques affinités pour un site nommé La Rafale, vous serez probablement heureux d'apprendre que Davduf est de retour. Depuis quelques mois davduf.net nous offre à nouveau des dossiers divers caractérisés par l'originalité du point de vue de l'auteur. Heureusement pour nous, il n'a pas changé notre Davduf, derrière un humour acidulé, les sujets demeurent sérieux mais ficelés dans un emballage mi-cabotin, mi-rebelle. Pour faire connaissance avec ce style particulier ou pour renouer avec un vieil ami, je vous propose "Star Up, les bons conseils". M'en donnerez des nouvelles!

    Si Davduf fait parfois dans la dérision volontaire, le Journal Libération s'est fait, pour sa part, prendre à son jeu en voulant taquiner le poisson. Hi! Hi! Samedi 1er avril, Libération a publié l'histoire de Klientpower.com, une start-up imaginaire censée illustrer les excès de ce petit monde. Pour faire rire, mais aussi pour démonter les mécanismes qui peuvent présider à la création d'une start-up. Forçant allègrement sur les détails farfelus, les auteurs croyaient bien être démasqués dans leurs espiègleries. Mais voilà que l'histoire nous raconte que tel ne fut pas le cas et que de nombreux internautes ont adressé des réponses très sérieuses pour appuyer le modèle proposé. Signe des temps? se questionne Libération!

  • Le magazine Eiro Observer de mars 2000 est maintenant en ligne (fichier pdf). Vous y trouverez un dossier spécial sur le transport ferroviaire en Europe, les résultats d'une enquête comparative sur l'état des relations industrielles dans le secteur ferroviaire. L'Observatoire européen des relations industrielles s'est penché sur les transformations qui ont marqué ce secteur d'activités suite aux processus de libéralisation et de privatisation de l'Union européenne. L'étude comparative porte un regard sur les développements majeurs de la restructuration de ce secteur. Elle examine la structure de l'industrie sous l'aspect des relations industrielles (structure de représentation syndicale et patronale, la diversité syndicale, les ententes de travail, le rôle de l'État et la législation).

  • Dans Le monde diplomatique d'avril 2000, Ignacio Ramonet sonne l'alerte « La prospérité de la nouvelle économie semble si fragile, écrit Ignacio Ramonet, qu'elle fait penser au boom économique des années 20, au point que certains osent parler de « risque de faillite », et laissent planer le spectre de 1929... » Et comme pour approuver sa vision, voilà que le Nasdaq vacille suite à la condamnation officielle de Microsoft.

  • Le plus récent Nouvelles CEQ est en ligne et que des sujets intéressants : Sommet de la jeunesse - Point tournant pour l'éducation; Un système de santé à l'américaine? NON MERCI! ; L'école marketing ; Danger - Commercialisation des écoles ; Rencontre : Une enseignante de Mascouche reçoit une mention d'honneur de l'UNESCO...

    Toujours à la CEQ, un forum de discussions à fréquenter : La négociation collective porte-t-elle en elle-même les germes de la discrimination? De tout temps et dans toutes les sociétés, les gains syndicaux ont contribué et contribuent encore au relèvement général des normes et des conditions de travail. Par contre, au sein d’un syndicat, la conciliation des intérêts individuels et des intérêts collectifs est toujours problématique. La négociation collective ne peut pas reposer sur l’addition des demandes individuelles et son résultat ne pourra jamais satisfaire pleinement tous les intérêts individuels. L’émergence de divers groupes de pression organisés hors des structures syndicales soulève des questionnements importants. La démocratie syndicale a-t-elle encore un sens? La solidarité est-elle une valeur dépassée? Le ralliement à la majorité est-il devenu impensable dans une société de plus en plus individualiste?

  • L’État du Maine bat les records. Les Magasins Wal-Mart ont écopé d’une amende de 205 000 $(US) à la suite de violations des dispositions de la loi sur le nombre d’heures de travail que peuvent accomplir les adolescents. Ils ont consenti à payer l’amende pour régler le nombre renversant de 1 436 violations touchant 20 magasins de l’État depuis 1997 - du jamais vu dans toute l’histoire du Maine.


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    Les p'tites vites
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  • Les brèves :

    Canada - SCEP - 28 mars 2000 - L'université Carleton se sert d'étudiants comme de briseurs de grève


    Canada - SCFP - 28 mars 2000 - Les travailleuses et travailleurs municipaux de Toronto en grève pour l’équité et le respect


    Belgique - FGTB - 28 mars 2000 - Bombardier décide de fermer l'usine B.N. de Manage - Stupeur et indignation de la F.G.T.B.


    Myanmar - BIT - 29 mars 2000 - Le travail forcé persiste au Myanmar - L'OIT applique des procédures constitutionnelles extraordinaires


    Maroc - La Nouvelle Tribune - avril 2000 - CDT, UGTM et UMT promettent un printemps chaud


    États-Unis - JduNet - 1er avril 2000 - Star-ups cherchent PDG désespérément


    Québec - Telbec - 1er avril 2000 - Caisse Centrale Desjardins : Le service est sérieusement perturbé


    Québec - CSN - 3 avril 2000 - Le gouvernement refuse de revoir l'allocation automobile - Malgré la hausse faramineuse du coût de l'essence, le gouvernement refuse toujours de nous accorder une augmentation de l'allocation automobile pour les personnes salariées du secteur public qui ont droit à cette allocation.


    Québec - CSN - 3 avril 2000 - Bulletin Info-équité salariale - Entente pour le personnel professionnel et des technologies médicales: le point sur la situation


    Union européenne - Yahoo! France - 4 avril 2000 - Le chômage stable à 9,5% dans la zone euro


    États-Unis - SacBee News - 4 avril 2000 - Immigrant janitors' strike energizing labor movement


    Corée - Yahoo! - 4 avril 2000 - Korean Auto Workers Strike to Protest Daewoo Sale


    France - Yahoo! France - 5 avril 2000 - 95% des postiers ont repris le travail à Toulouse


    France - Yahoo! France - 5 avril 2000 - Metz, Oermingen Et Strasbourg : 3 prisons bloquées par des piquets de grève


    États-Unis - URN - 5 avril 2000 - Teamsters Deliver Subpoena to Overnite's CEO At Overnite's HQ in Richmond, VA


    Chine - Washington Post - 5 avril 2000 - Miners' Riot A Symbol of China's New Discontent


  • CHRONIQUE DE LA SEMAINE PRÉCÉDENTE

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    LES ARCHIVES DE LA CHRONIQUE

    Une bonne semaine à tous et à toutes!

    Monique Fréchette
    Pour m'écrire : mf@itinerant.qc.ca


    ISSN 1481-0069
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